Mémoire, chutes, douleurs…
Un premier entretien avec la personne (et son aidant familial si besoin) ainsi qu’un bilan psychomoteur spécifique à la personne de plus de 60 ans (Get up and go, Tinetti…) permettent de dégager les compétences sur lesquelles s’appuyer pour favoriser le maintien de l’autonomie ainsi que les difficultés, sources de souffrance sur lesquelles travailler afin de favoriser l’émergence d’un mieux-être.
Auprès de la personne âgée, la psychomotricité permet de mobiliser des repères qui ont tendance à s’amenuiser avec l’âge. Le rôle du psychomotricien sera de favoriser une revalorisation d’elle-même et une expression de soi par rapport à leur identité propre, au-delà de ce que la maladie et l’âge modifient.
Le maintien de l’autonomie passe par la projection dans l’avenir (à travers l’émergence de désirs) et le réinvestissement de la motricité. On s’appuie notamment sur le renforcement des potentiels pour pallier aux fonctions défaillantes et revaloriser la personne dans ses possibilités. Dans la mesure du possible, les médiateurs utilisés dans la prise en charge et le projet thérapeutique vont se décider à partir des désirs et des intérêts de la personne.
C’est en travaillant sur le lien entre les sphères affective, cognitive et motrice que l’on va aider la personne âgée à conserver son appétit de vivre, à conserver ses capacités, à retrouver un rapport au corps de l’ordre du bien-être, à sortir du vécu du « corps souffrance », du « corps médicalisé »…
Indications psychomotrices et profils thérapeutiques en gériatrie :
Au-delà de troubles spécifique, la psychomotricité peut être envisagée pour différentes pathologies rencontrées chez les personnes âgées :
Maladie de Parkinson (tremblements, raideurs, trouble du mouvement et des coordinations etc)
Maladie d’Alzheimer et troubles apparentés (troubles de comportement, anxiété, favoriser les interactions avec soi et son environnement…)
Accidents Vasculaires Cérébraux
Autres pathologie impactant l’autonomie et la qualité de vie
Le suivi en psychomotricité peut se faire au cabinet ainsi qu’au domicile de la personne (maison, RPA, EHPAD et autres lieux de vie). Nécessité de séances régulières.